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René Havaux à la tête de la Banque

13 mars 2019 | Corporate

Le 31 mars 2019, Paul De Winter passe le flambeau du poste de CEO à René Havaux. Passation de témoin atypique, tous deux poursuivront leur trajectoire, ensemble, dans la Banque. Paul De Winter reste membre du Comité de direction et continuera à partager son expertise et son engagement avec les autres membres de la direction. Ils nous parlent de ce changement.

René Havaux : La direction de la Banque est un travail d’équipe, et cela ne change pas. Nous entendons continuer à travailler ensemble pour l’avenir de la Banque.

Paul De Winter : L’homme en charge est certes différent, mais l’équipe reste la même, tout comme notre stratégie et notre philosophie.

Un ancien CEO qui reste dans le Comité de direction, c’est un peu original. Ne craignez-vous pas de vous télescoper ?

Paul De Winter : On travaille ensemble depuis 19 ans et cette expérience nous aidera à ne pas le faire. De plus, chez Delen Private Bank, ce n’est pas la première fois qu’un CEO reste actif dans la Banque après son départ. Jacques Delen est toujours président du Conseil d’administration et est encore régulièrement présent à la Banque. Il est une source d’inspiration pour nous.

« Sous la houlette de Paul, la Banque a connu un succès croissant. »

René Havaux : Un client me faisait remarquer avec amusement que les trois derniers CEO de Delen y sont toujours actifs au quotidien. C’est atypique, mais c’est aussi notre force. En outre, je débute en tant que CEO et les conseils de Paul, ainsi que son expertise, vont m’être précieux. J’aime l’image du peloton cycliste – on remplace l’homme de tête quand celui-ci le désire. Paul avait envie de se reconcentrer sur ses amours de jeunesse, à savoir le contact client. Personnellement, j’ai 56 ans et c’est selon moi le moment idéal pour assurer la continuité de la Banque.

Vous parlez beaucoup de continuité, qu’entendez-vous par cela ?

René Havaux : En assumant le rôle de CEO, je deviens le gardien de l’ADN de la Banque, comme l’ont été mes prédécesseurs. Selon moi, les grandes déclarations radicales n’ont pas de sens. Avant de vouloir tout changer, essayons de faire aussi bien. Sous la houlette de Paul, la Banque a connu un succès croissant. En cinq ans, le total des avoirs sous gestion en Belgique est passé de vingt à trente milliards d’euros. La hausse du nombre de clients et les problèmes de mobilité nous ont aussi poussés à ouvrir quatre nouveaux sièges, portant le total à dix. Et nous avons fait d’incroyables progrès en matière numérique. La barre est haute.

Quel est cet ADN Delen ?

Paul De Winter : Ce sont nos valeurs fondamentales qui imprègnent profondément notre organisation. En quelques mots, caractère familial et humain, intégrité, transparence et efficience. La manière dont s’opère ce changement de CEO en est une belle illustration.

Comment ces valeurs s’expriment-elles dans vos contacts avec les clients et dans votre gestion ?

Paul De Winter : La Banque grandit, mais garde son humanité : le contact personnel avec le client et sa famille est essentiel. Cela passe notamment par la formation et la rencontre de la nouvelle génération afin d’assurer une transmission du patrimoine sans heurts.

En outre, nous communiquons clairement et sans fard, dans les bons, comme dans les mauvais moments. Notre philosophie d’investissement n’est pas marquée par les effets de mode et s’axe sur un horizon à long terme. La Gestion responsable en est un bel exemple, nous ne pratiquons pas de placements tendance, mais appliquons depuis longtemps déjà une approche responsable à tous nos investissements.

René Havaux : La recherche d’efficience et de transparence s’appuie sur la révolution digitale qui est en marche. Nous avons toujours été à la pointe en matière numérique et nous entendons bien le rester. Nos investissements numériques, tels que l’application, Delen OnLine et, à terme, la digitalisation des charges administratives, nous permettent de libérer du temps pour les clients. Et c’est là notre coeur de métier.

La technologie, voire l’intelligence artificielle, soutiennent le travail quotidien de nos collaborateurs. Cela nous permet d’être compétitifs et de mettre en oeuvre un service personnel et humain. Actuellement, dans le secteur bancaire, cela devient presque un luxe d’avoir une personne en face de vous qui vous écoute. Nous voulons continuer à offrir ce luxe à nos clients.

Paul, quelle est votre plus belle réussite en tant que CEO ?

Paul De Winter : Difficile pour moi de répondre à cette question. Je laisse la parole à René.

René Havaux : Je crois que le plus grand mérite de Paul est d’avoir mis en place, bien avant qu’il soit CEO d’ailleurs, avec beaucoup de rigueur, la gestion discrétionnaire qui est la clé de voûte de notre stratégie.

René, quand estimerez-vous votre rôle de CEO réussi ?

René Havaux : J’aimerais surtout que l’atmosphère familiale et humaine qui règne dans nos bureaux perdure. Les luttes intestines, trop fréquentes dans beaucoup d’entreprises, n’existant pas dans notre Banque, l’énergie de nos collaborateurs est exclusivement consacrée au service de nos clients. C’est une des conditions de l’efficience.

 
 
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